| Fuir
les régimes trop restrictifs
Pourquoi les régimes avec beaucoup de restrictions
font-ils d’abord maigrir vite, puis regrossir encore
plus vite ?
Depuis un certain temps, les spécialistes (dont le
GROS, Groupe
de réfléxion sur l’obésité
et le surpoids, association dont je suis membre) dénoncent
ce qu’ils appellent la « restriction cognitive
» : les restrictions favorisent les compensations de
toutes sortes (grignotages, consommations excessives d’aliments
riches …) selon un véritable cercle vicieux.
Plus les régimes suivis sont rigides, plus ils provoquent
de frustrations. A force de privations, on se met à
manger beaucoup trop d’aliments qu’on s’interdisait
avant : d’où une prise de poids, qui déclenche
un sentiment de culpabilité, d’où de nouvelles
restrictions, suivies d’excès de nourriture,
et ainsi de suite !…
L’état de restriction cognitive amène
la personne concernée à contrôler son
alimentation en permanence, ne sachant même plus si
elle a faim ou si elle est rassasiée : c’est
alors le cerveau, et non l’estomac qui commande !
Pour éviter ce cycle infernal, quelques principes
simples et de bon sens, préconisés par le GROS,
et résumés ci-dessous :
Accepter de perdre du poids doucement, car c’est la
volonté de perdre vite qui provoque les restrictions
à l’origine du cercle vicieux
Manger de tout, sans aliments interdits
Conserver (ou retrouver) le plaisir de manger
Etre à l’écoute de son corps, pour savoir
si l’on a faim ou si l’on est rassasié
Manger juste ce dont on a besoin, et pas trop
Ma pratique professionnelle est basée sur ces principes
impliquant :
L’absence d’interdiction de certains aliments,
ce qui m’amène à intégrer aussi
les aliments les plus caloriques dans mes conseils alimentaires.
Mes recettes et mes menus contiennent régulièrement
des aliments riches, tout en vous permettant de mincir,
car ils sont peu caloriques.
Comment cela est-il possible ?
Ce ne sont pas les types d’aliments mais leurs quantités
qui déterminent la valeur calorique d’une recette
ou d’un menu. Il suffit donc de calculer les proportions
des différents ingrédients qui les composent
pour qu’ils soient hypocaloriques.
Le respect de la personne et la prise en compte des difficultés
éprouvées, dont la nature peut souvent dépasser
le cadre purement nutritionnel.
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