Un handicap : La Restriction Cognitive

Des idées rigides à la pelle
Une succession de régimes stricts peut avoir
pour effet de vous « conditionner » à certaines
idées rigides.
Par exemple :
On mange, non pas parce que l’on a faim, mais parce
que l’on pense qu’il faut manger : "on
nous a tellement dit qu’il ne fallait pas sauter de
repas ! ", ou l’inverse : on ne mange pas,
même si on a faim, parce que l’on pense qu’il
ne faut pas manger : "on nous a tellement dit qu’il
fallait manger à heure fixe ! ".
Autre exemple :
Pour maigrir, il faut supprimer certains aliments
très caloriques. Ces aliments interdits deviennent des «
aliments tabou », c’est-à-dire que leur simple
consommation est supposée provoquer une prise de poids. Alors
que c’est manger trop par rapport à ses besoins qui
fait grossir, et non manger tel ou tel aliment.
La conséquence :
On se met à manger en fonction de ses croyances, et la
diététique devient une religion, avec sa morale
: le bien et le mal.
Et tout devient très compliqué, passant par
des croyances ancrées au fil des régimes, et
la diabolisation des « aliments tabou » : les
« bons » aliments font maigrir, et les « mauvais » aliments font grossir !
L’ennui, c’est que les « mauvais »
aliments sont aussi des aliments agréables au plan
gustatif : pâtisseries, charcuterie, chocolat, fromage...
Vous retrouverez d’autres principes rigides en vous
testant sur le quizz, et vous pourrez
également démasquer certaines idées reçues
dans le guide des calories.
Et
l'on joue au « yoyo »
Car on supprime tout ce que l’on aime, jusqu'à
ce que l’on craque !
(Vous connaissez le principe du yoyo : il monte, il descend
et il remonte toujours plus haut !)
On pourrait traduire le dilemme de celui ou celle qui est
pris(e) au piège du yoyo par : « je mange ce
que j'aime et je grossis, ou alors je dois me priver du plaisir
de manger pour maigrir, donc ce qui est bon est mauvais pour moi ».
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